Utilisations médicales

La médecine fait appel, tant pour le diagnostic que pour la thérapie, à diverses sources de rayonnements ionisants qui sont produits soit par des générateurs électriques, soit par des radionucléides. Les installations dans ce domaine sont nombreuses et diversifiées.

Pour les travailleurs et le public, les risques liés à l’utilisation de ces sources sont de nature et d’importance variables selon qu’il s’agit de sources radioactives scellées ou non scellées, d’appareils électriques générateurs de rayons X utilisés pour le diagnostic médical ou dentaire, ou encore d’accélérateurs de particules pour la radiothérapie externe.

Ces sources doivent être utilisées dans le respect des règles de sécurité fixées par le code du travail pour assurer la protection des travailleurs et des règles fixées dans le code de la santé publique afin d’assurer la protection du public et des patients.
 
La division, en lien avec la direction des rayonnements ionisants et de la santé (DIS), s’assure que ces règles de sécurité sont respectées par l’utilisateur ou le détenteur de sources de rayonnements ionisants. Pour ce faire, la division procède ou fait procéder par des organismes agréés à des contrôles de radioprotection chez les différents utilisateurs de rayonnements ionisants (hôpitaux, centres de radiologie). Ces contrôles ont pour but d'évaluer régulièrement la sécurité radiologique de ces installations afin d'en vérifier le niveau, au regard de la réglementation en vigueur, et si besoin de le renforcer.

A l’issue de chaque inspection, la division adresse à l’établissement une “lettre de suite” qui mentionne les écarts relevés, le cas échéant, lors de l’inspection et formalise les demandes de l’ASN. Si nécessaire, des sanctions peuvent être prises à l’encontre de l’établissement. Le code de la santé publique prévoit des sanctions administratives et pénales en cas de constatation d’infractions aux dispositions relatives à la radioprotection. Le pouvoir de décision, en matière administrative, appartient à l’ASN et peut conduire à des retraits d’autorisations (après mise en demeure) ; la suspension d’une activité (autorisée ou déclarée) à titre conservatoire, en cas d’urgence tenant à la sécurité des personnes ; des retraits ou des suspensions d’agréments qu’elle a délivrés.

Les contrôles réalisés directement par la division dans les installations de radiothérapie, de curiethérapie et de médecine nucléaire s'inscrivent dans le cadre des procédures de délivrance (contrôles avant mise en service) ou de renouvellement (contrôles périodiques) des autorisations de détention et d'utilisation des sources de rayonnements. Ils sont également réalisés à l’issue de déclaration d’événements.

Lettres de suite d'inspection domaine médical

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Avis d'incidents en radioprotection dans le domaine médical

Publié le 07/04/2026

Centre de Médecine Nucléaire EVESIO IDF 77100 Meaux

Erreur d’administration d’une cohorte de six patients en médecine nucléaire

Le 29 janvier 2026, le Centre de Médecine Nucléaire EVESIO IDF – site de Meaux (77) a déclaré à l’ASNR avoir administré, par erreur, un autre médicament radiopharmaceutique que celui qui a été prescrit à une cohorte de six patients venus pour un examen de tomographie par émission de positons couplé au scanner (TEP-TDM) de la prostate. En effet à la fin de l’acquisition des images du premier patient, les opérateurs ont constaté que la fixation du médicament radiopharmaceutique à base de fluor 18 ne correspondait pas à la fixation métabolique du 18F-PSMA mais à celle du 18Fluoro-désoxy-glucose (18F-FDG), un autre médicament radiopharmaceutique utilisé couramment pour les examens diagnostiques de TEP-TDM. Entre temps, cinq autres patients avaient reçu cette injection.

Publié le 09/12/2025

Centre d'imagerie nucléaire de la Plaine de France (CINF) 93290 Tremblay-en-France

Erreur d’utilisation d’un activimètre en médecine nucléaire

Le 10 septembre 2025, le Centre d'Imagerie Nucléaire de la Plaine de France (CINPF) de Tremblay-en-France (93) a déclaré à l’ASNR avoir constaté, dans le cadre d’examens de scintigraphie osseuse, la délivrance de doses significativement supérieures à celles prévues. Ces examens, nécessaires à la prise en charge des patients, ont été réalisés par injection d’un produit radioactif appelé traceur, marqué au technétium-99 métastable, et permettent d’apprécier le fonctionnement du squelette grâce à une caméra spécifique. La délivrance de doses supérieures à celles prévues concernent 6 patients pris en charge le 10 septembre 2025.
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Avis d'incidents affectant un patient en radiothérapie

Publié le 02/03/2026

Crlcc Institut Curie 75005 Paris

Erreur d’étalonnage d’un accélérateur de radiothérapie externe

Le 7 novembre 2025, l’Institut Curie du cinquième arrondissement de Paris a déclaré à l’ASNR un événement significatif ayant affecté la prise en charge en radiothérapie externe de 150 patients. Cet événement a conduit à une surexposition des patients inférieure à 3 % (en moyenne 1,8 %) excepté pour 1 patient, et sans jamais excéder 5 %, lors de la réalisation de leur traitement.

Publié le 11/12/2023

Institut de radiothérapie des hautes énergies - centre de radiothérapie d'Avicenne 93000 Bobigny

Erreur de calibration du système de contrôle de positionnement des patients d’un accélérateur de radiothérapie externe

Le 11 juillet 2023, l’Institut de radiothérapie de hautes énergies (Bobigny 93) a déclaré à l’ASN un événement significatif survenu dans son établissement, ayant affecté le traitement de six patients à la suite d’une erreur de calibration du système de contrôle de positionnement des patients utilisé lors des séances de radiothérapie externe.
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